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Licenciement12 min de lecture

Calcul indemnité de licenciement 2026 : simulateur gratuit

Calculez votre indemnité pour licenciement abusif en 2026. Barème Macron, exemples chiffrés, convention collective. Simulateur gratuit JustiJob — récupérez vos droits.

Mis à jour le 15 février 2026
GB
Par Ghali BenzerfaPolytechnicien · Fondateur de JustiJob

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Calcul Indemnité de Licenciement 2026 : On t'explique tout (avec exemples)

Tu viens de te faire licencier, ou tu sens que ça va arriver. La première question qui te vient en tête, c'est souvent : combien je vais toucher ? Et c'est normal. Cette indemnité, c'est un droit fondamental, et tu as besoin de savoir à quoi t'attendre pour préparer la suite.

Le problème, c'est que le calcul peut vite devenir un casse-tête : ancienneté, salaire de référence, convention collective, type de licenciement... Beaucoup de paramètres entrent en jeu. Et surtout, beaucoup d'employeurs se trompent (ou font exprès de se tromper) dans le calcul. Résultat : des salariés qui partent avec moins que ce qu'ils méritent.

On va tout décortiquer ensemble pour que tu saches exactement ce qui t'est dû.

Les conditions pour toucher l'indemnité de licenciement

Avant de parler chiffres, vérifions que tu y as droit. C'est l'article L.1234-9 du Code du travail qui fixe les règles. Il te faut deux choses : être en CDI et avoir au moins 8 mois d'ancienneté sans interruption chez le même employeur.

Cette indemnité est due quel que soit le motif du licenciement — économique, personnel, inaptitude — sauf si tu es licencié pour faute grave ou faute lourde. Mais attention : même dans ces cas-là, si tu contestes la qualification de la faute aux prud'hommes et que tu gagnes, tu récupères ton indemnité rétroactivement. Donc ne baisse pas les bras trop vite.

La formule de calcul : c'est plus simple qu'il n'y paraît

Le calcul est fixé par l'article R.1234-2 du Code du travail. Il fonctionne en deux tranches :

Pour les 10 premières années d'ancienneté : tu touches 1/4 de mois de salaire par année.

Au-delà de 10 ans : ça passe à 1/3 de mois de salaire par année supplémentaire.

C'est cette bascule au-delà de 10 ans qui fait une vraie différence. Regarde avec des exemples concrets.

Exemple 1 : tu as 7 ans d'ancienneté, salaire de 2 500€ brut

7 × (1/4 × 2 500) = 7 × 625 = 4 375€

Exemple 2 : tu as 15 ans d'ancienneté, salaire de 3 200€ brut

Première tranche (10 ans) : 10 × (1/4 × 3 200) = 8 000€

Deuxième tranche (5 ans) : 5 × (1/3 × 3 200) = 5 333€

Total : 13 333€

Exemple 3 : tu as 25 ans d'ancienneté, salaire de 4 000€ brut

Première tranche : 10 × (1/4 × 4 000) = 10 000€

Deuxième tranche : 15 × (1/3 × 4 000) = 20 000€

Total : 30 000€

Tu vois la différence que fait l'ancienneté au-delà de 10 ans ? Chaque année compte.

Le salaire de référence : le point où beaucoup se font avoir

C'est LE piège classique. Ton salaire de référence sert de base à tout le calcul, et l'article R.1234-4 du Code du travail t'offre un choix entre deux méthodes. Ton employeur doit obligatoirement prendre celle qui t'avantage le plus. Beaucoup ne le font pas.

Méthode 1 — La moyenne de tes 12 derniers mois de salaire brut.

Méthode 2 — Le tiers de tes 3 derniers mois de salaire brut (les primes annuelles étant prises au prorata).

En général, si tu as touché des primes dans l'année (13e mois, prime de résultat, participation...), la méthode 1 est plus intéressante car ces primes sont lissées sur 12 mois.

Ce qui compte dans le salaire de référence

Ton salaire de base, tes heures sup', tes primes contractuelles (ancienneté, 13e mois, objectifs), tes commissions, et tes avantages en nature (voiture de fonction, logement).

Ce qui ne compte pas

Les remboursements de frais, l'intéressement et la participation (sauf si c'est dans ton contrat), les indemnités compensatrices (préavis, congés payés).

Le conseil JustiJob : quand tu reçois ton solde de tout compte, vérifie toujours le salaire de référence utilisé. Un écart même minime peut te coûter plusieurs milliers d'euros sur le montant final.

Ta convention collective : souvent plus généreuse que la loi

L'indemnité légale, c'est le minimum. Ta convention collective peut prévoir mieux, et dans ce cas, c'est le montant le plus élevé qui s'applique. Le truc, c'est que beaucoup de salariés ne connaissent même pas leur convention collective.

Regarde ton bulletin de paie : tu y trouveras le code IDCC qui identifie ta convention. Voici quelques exemples parmi les plus courantes :

Métallurgie (1,6 million de salariés concernés) : les cadres avec plus de 15 ans d'ancienneté bénéficient souvent d'indemnités bien supérieures au légal.

Commerce de détail : pour plus de 10 ans d'ancienneté, la convention prévoit souvent 1/3 de mois dès la première année (au lieu de 1/4 en légal). C'est 33% de plus sur toute la première tranche !

Syntec (bureaux d'études, ingénierie) : les cadres Syntec ont des barèmes spécifiques qui dépassent souvent le légal au-delà de 5 ans.

Tu ne sais pas si ta convention te donne droit à plus ? L'évaluateur licenciement de JustiJob intègre automatiquement ta convention collective dans le calcul pour te donner le montant exact.

→ Je veux connaître mon indemnité exacte

Ton indemnité varie selon le motif du licenciement

Licenciement pour motif personnel (pas disciplinaire)

Tu touches tout : indemnité de licenciement + préavis + congés payés. C'est le cas le plus "simple".

Licenciement pour faute grave

En principe, tu perds l'indemnité de licenciement ET le préavis. Tu gardes seulement tes congés payés. Mais si tu contestes la faute grave aux prud'hommes et que tu gagnes, tu récupères tout avec en prime des dommages-intérêts.

Licenciement pour faute lourde

Même régime que la faute grave. Et depuis une décision du Conseil constitutionnel de 2016, tu conserves tes congés payés dans tous les cas, même en faute lourde.

Licenciement pour inaptitude

C'est là que ça devient intéressant. Si ton inaptitude vient d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, ton indemnité de licenciement est doublée (article L.1226-14). Et tu touches en plus une indemnité équivalente au préavis. C'est un droit que beaucoup de salariés ignorent.

Licenciement économique

Tu as droit à l'indemnité classique, plus des dispositifs spécifiques : le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) avec une allocation à 75% du salaire brut, la priorité de réembauche pendant 12 mois, et éventuellement des mesures supplémentaires si un PSE est mis en place.

Ce que beaucoup de salariés oublient de réclamer

Ton indemnité de licenciement n'est pas la seule chose que tu dois recevoir. Voici ce que beaucoup laissent sur la table :

L'indemnité de préavis — Si ton employeur te dispense de faire ton préavis, il doit te payer quand même (1 mois pour 6 mois à 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà).

Les congés payés non pris — Tous tes jours acquis et non utilisés doivent être payés. Vérifie bien le calcul.

Le prorata du 13e mois — Si ton contrat ou ta convention collective le prévoit, tu as droit à la part correspondant à la période travaillée.

Les heures sup' non payées — Tu peux les réclamer sur les 3 dernières années (article L.3245-1). C'est souvent négligé, et pourtant ça peut représenter des milliers d'euros.

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Les impôts et cotisations : bonne nouvelle

Impôt sur le revenu

Ton indemnité de licenciement est exonérée d'impôt dans la majorité des cas. L'exonération s'applique dans la limite du plus élevé de ces trois montants : le montant légal ou conventionnel de l'indemnité, le double de ta rémunération annuelle brute de l'année précédente (plafond : 278 208€ en 2025), ou 50% de l'indemnité totale (même plafond).

Cotisations sociales

L'exonération de cotisations sociales s'applique jusqu'à 2 fois le plafond annuel de la Sécu (92 736€ en 2025). Au-delà, tes cotisations s'appliquent normalement.

En clair : pour la grande majorité des salariés, l'indemnité de licenciement arrive nette dans ta poche.

Le barème Macron : les indemnités en cas de licenciement abusif

Attention à ne pas confondre deux choses distinctes :

  • L'indemnité de licenciement (ce qu'on vient de calculer) : due même en cas de licenciement régulier, dès 8 mois d'ancienneté.
  • Les dommages-intérêts du barème Macron : dus en plus, uniquement si tu contestes ton licenciement aux prud'hommes et que le juge le qualifie de sans cause réelle et sérieuse (article L.1235-3 du Code du travail).
  • Le barème Macron fixe un plancher et un plafond exprimés en mois de salaire brut, selon ton ancienneté dans l'entreprise.

    Le tableau complet du barème Macron 2026

    AnciennetéIndemnité minimaleIndemnité maximale
    Moins de 1 anSans objet1 mois
    1 an1 mois2 mois
    2 ans3 mois3,5 mois
    3 ans3 mois4 mois
    4 ans3 mois5 mois
    5 ans3 mois6 mois
    6 ans3 mois7 mois
    7 ans3 mois8 mois
    8 ans3 mois8 mois
    9 ans3 mois9 mois
    10 ans3 mois10 mois
    11 ans3 mois10,5 mois
    12 ans3 mois11 mois
    13 ans3 mois11,5 mois
    14 ans3 mois12 mois
    15 ans3 mois13 mois
    16 ans3 mois13,5 mois
    17 ans3 mois14 mois
    18 ans3 mois14,5 mois
    19 ans3 mois15 mois
    20 ans3 mois15,5 mois
    21 ans3 mois16 mois
    22 ans3 mois16,5 mois
    23 ans3 mois17 mois
    24 ans3 mois17,5 mois
    25 ans3 mois18 mois
    26 ans3 mois18,5 mois
    27 ans3 mois19 mois
    28 ans3 mois19,5 mois
    29 ans3 mois20 mois
    30 ans et plus3 mois20 mois

    Un exemple concret de cumul

    Prenons un salarié à 3 000€ brut avec 10 ans d'ancienneté, licencié sans cause réelle et sérieuse :

  • Indemnité légale de licenciement : 3 000 × 1/4 × 10 = 7 500€
  • Dommages-intérêts barème Macron : entre 3 et 10 mois de salaire = 9 000€ à 30 000€
  • Total potentiel : entre 16 500€ et 37 500€
  • Le juge fixe le montant dans la fourchette selon la gravité des irrégularités, le préjudice subi, ton âge, ta situation familiale et tes chances de retrouver un emploi. Plus tu apportes de preuves (médicales, financières, morales), plus tu te rapproches du plafond.

    Les 4 erreurs de calcul les plus fréquentes

    Erreur n°1 : l'ancienneté mal calculée. Elle se calcule à la date de fin du préavis (même si tu en es dispensé), pas à la date de la lettre de licenciement. Et les années incomplètes comptent au prorata : 7 ans et 6 mois = 7,5 ans dans le calcul.

    Erreur n°2 : la mauvaise méthode de salaire de référence. Ton employeur doit comparer les deux méthodes et prendre la meilleure pour toi. Si tu ne vérifies pas, personne ne le fera à ta place.

    Erreur n°3 : oublier la convention collective. Si ta convention prévoit mieux que la loi, c'est la convention qui s'applique. Vérifie ton code IDCC sur ton bulletin de paie.

    Erreur n°4 : l'indemnité doublée pour inaptitude professionnelle. Si ton inaptitude vient d'un accident de travail ou d'une maladie pro, ton indemnité est multipliée par deux. C'est la loi, et pourtant beaucoup d'employeurs "oublient".

    Questions fréquentes

    Mon employeur refuse de payer, je fais quoi ?

    Tu peux saisir les prud'hommes en référé (procédure d'urgence) pour obtenir le paiement rapide. Le délai de prescription est de 12 mois.

    L'indemnité de licenciement se cumule avec les dommages-intérêts ?

    Oui, complètement ! Si tu contestes ton licenciement et que tu gagnes, tu touches les dommages-intérêts du barème Macron en plus de ton indemnité de licenciement. Ce sont deux choses distinctes.

    Et en cas de reprise d'entreprise, mon ancienneté repart à zéro ?

    Non ! En cas de transfert d'entreprise (article L.1224-1), ton ancienneté est intégralement reprise. Ton nouvel employeur n'a pas le droit de remettre le compteur à zéro.

    Je peux négocier une indemnité plus élevée ?

    Oui. Le minimum légal est un plancher, pas un plafond. C'est très courant de négocier une indemnité supra-légale, surtout dans le cadre d'un licenciement économique ou d'une transaction.

    L'indemnité compte pour la retraite ?

    L'indemnité en elle-même ne génère pas de droits à retraite, mais tes trimestres validés pendant ton emploi restent acquis.


    Ne laisse pas ton employeur te sous-payer

    Entre le salaire de référence, la convention collective et les composantes oubliées, l'écart entre ce qu'on te propose et ce que tu mérites vraiment peut atteindre plusieurs milliers d'euros.

    L'évaluateur licenciement JustiJob est gratuit. Il analyse ta situation complète et te donne un scoring précis. Si ton score dépasse 60%, pour seulement 120€ (60€ pour les adhérents syndicats ou associations partenaires), on te fournit un dossier complet avec le détail de chaque indemnité, prêt pour les prud'hommes ou pour négocier.

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    Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour une analyse adaptée à ta situation, nous te recommandons de réaliser une évaluation JustiJob ou de consulter un avocat spécialisé en droit du travail.