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Tu as décidé de quitter ton emploi et tu dois rédiger ta lettre de démission ? Pas de panique. Ce guide te donne un modèle gratuit prêt à utiliser et tout ce que tu dois savoir pour démissionner proprement — préavis, recommandé, pièges à éviter. Pour un aperçu officiel de tes droits, consulte aussi la fiche pratique de Service-public.fr sur la démission.
Ce qu'il faut savoir avant de démissionner
La démission est un droit fondamental du salarié en CDI, garanti par l'article L.1231-1 du Code du travail. Aucun employeur ne peut t'empêcher de démissionner. Mais la façon dont tu le fais a des conséquences directes sur tes droits.
Le préavis : sauf dispense de ton employeur, tu dois effectuer un préavis dont la durée dépend de ta convention collective et de ta catégorie professionnelle (article L.1237-1). En général : 1 mois pour les employés et techniciens, 3 mois pour les cadres. Vérifie ta convention collective sur la liste des conventions collectives de Légifrance.
La forme : aucune forme n'est imposée par la loi — tu peux démissionner à l'oral. Mais une lettre écrite est indispensable pour te protéger. Elle prouve la date de ta démission et le point de départ du préavis.
Le chômage : en principe, la démission ne donne pas droit aux allocations chômage, sauf cas de démission légitime ou après 4 mois de recherche d'emploi infructueuse. Si tu veux conserver tes droits au chômage, envisage plutôt une rupture conventionnelle.
Modèle de lettre de démission simple (CDI)
Voici un modèle standard que tu peux adapter à ta situation :
[Ton prénom et nom]
[Ton adresse]
[Code postal et ville]
[Nom de l'entreprise]
[À l'attention de (nom du responsable ou de la DRH)]
[Adresse de l'entreprise]
[Code postal et ville]
À [ville], le [date]
Objet : Démission de mon poste de [intitulé du poste]
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [intitulé du poste] que j'occupe au sein de votre entreprise depuis le [date d'embauche].
Conformément aux dispositions de [ma convention collective / mon contrat de travail], mon préavis d'une durée de [durée : 1 mois, 3 mois...] débutera à la date de première présentation de cette lettre, soit le [date estimée]. Mon dernier jour de travail sera donc le [date de fin de préavis].
Je reste à votre disposition pour organiser la transition de mes missions dans les meilleures conditions.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
[Prénom et nom]
Modèle de lettre de démission avec demande de dispense de préavis
Si tu souhaites partir avant la fin de ton préavis, tu peux demander une dispense à ton employeur. Il n'est pas obligé d'accepter.
[Ton prénom et nom]
[Ton adresse]
[Nom de l'entreprise]
[À l'attention de...]
À [ville], le [date]
Objet : Démission et demande de dispense de préavis
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [intitulé du poste] que j'occupe depuis le [date d'embauche].
Mon préavis est d'une durée de [durée]. Toutefois, pour des raisons personnelles, je sollicite une dispense totale [ou partielle] de ce préavis, avec une fin de contrat au [date souhaitée].
Je reste bien entendu à votre disposition pour assurer une passation ordonnée de mes responsabilités.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
Important : si l'employeur accepte ta demande de dispense, il n'a pas à te verser d'indemnité compensatrice de préavis. Si c'est lui qui te dispense de préavis de sa propre initiative, il doit te la verser.
Modèle de lettre de démission sans préavis (cas exceptionnels)
Dans certains cas, tu peux démissionner sans préavis, notamment pendant la période d'essai, en cas de grossesse (article L.1225-34 du Code du travail), ou pour élever un enfant (démission pour congé parental, sous conditions).
[Ton prénom et nom]
[Ton adresse]
[Nom de l'entreprise]
À [ville], le [date]
Objet : Démission sans préavis — [motif légal]
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [intitulé du poste].
Conformément à l'article [référence légale], je suis dispensée de préavis. Mon contrat de travail prendra donc fin à la date de réception de cette lettre.
Je vous remercie pour la confiance accordée durant notre collaboration et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
Comment envoyer ta lettre de démission
Tu as trois options, classées par ordre de sécurité juridique.
Lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) : c'est la méthode la plus sûre. La date de première présentation du recommandé est la date officielle de ta démission et le point de départ du préavis.
Remise en main propre contre décharge : tu remets la lettre à ton employeur (ou à la DRH) et tu lui fais signer un exemplaire avec la date et la mention "reçu le...". C'est aussi sûr que le recommandé et plus rapide.
Email : possible mais risqué. Un email a valeur juridique, mais prouver sa réception effective est plus difficile. À utiliser uniquement en complément d'une lettre physique.
Oral : légalement valable, mais fortement déconseillé. Sans trace écrite, tu ne peux pas prouver la date de ta démission ni le respect de ton préavis.
Le préavis : durée, calcul et dispense
Comment trouver la durée de ton préavis : vérifie en priorité ta convention collective (elle s'applique même si ton contrat prévoit une durée différente, sauf si le contrat est plus favorable). À défaut, regarde ton contrat de travail. À défaut, les usages du secteur s'appliquent.
Point de départ : le préavis commence à la date de première présentation de ta lettre recommandée, ou à la date de remise en main propre.
Pendant le préavis : tu continues à travailler normalement et tu perçois ton salaire. Tu bénéficies de 2 heures par jour (dans certaines conventions) pour rechercher un emploi.
Dispense par l'employeur : si l'employeur te dispense de préavis, il doit te verser une indemnité compensatrice égale au salaire que tu aurais perçu pendant la durée du préavis.
Non-respect du préavis par le salarié : si tu quittes ton poste sans respecter ton préavis et sans dispense, l'employeur peut te réclamer des dommages et intérêts (rare en pratique, mais possible).
Les erreurs classiques à éviter
Erreur 1 : démissionner sous le coup de l'émotion. Après une dispute avec ton manager, tu envoies un email de démission. Le lendemain, tu regrettes. Problème : une démission est en principe irrévocable dès qu'elle est notifiée. Il existe des exceptions (vice du consentement), mais elles sont difficiles à prouver. Prends toujours 48h de recul.
Erreur 2 : ne pas vérifier ta convention collective. La convention peut prévoir des dispositions spécifiques sur le préavis, la clause de non-concurrence ou les primes de départ. Ignore-la à tes risques.
Erreur 3 : oublier la clause de non-concurrence. Si ton contrat contient une clause de non-concurrence, vérifie si elle est activée et quelle contrepartie financière elle prévoit. L'employeur peut y renoncer dans un certain délai après ta démission.
Erreur 4 : ne pas récupérer tes documents. À la fin de ton contrat, tu dois recevoir ton certificat de travail, ton attestation France Travail et ton solde de tout compte. Sans ces documents, tu ne peux pas t'inscrire à France Travail si besoin.
Erreur 5 : ne pas envisager la rupture conventionnelle. Avant de démissionner, pose-toi la question : ton employeur accepterait-il une rupture conventionnelle ? Si oui, tu conserves tes droits au chômage ET tu touches une indemnité de départ. C'est presque toujours plus avantageux.
Avant de démissionner : évalue tes alternatives
La démission n'est pas toujours la meilleure option. Si tu quittes ton emploi à cause de conditions de travail dégradées, de heures supplémentaires non payées ou de harcèlement, tu as peut-être des droits que tu ne connais pas.
L'évaluateur JustiJob analyse gratuitement ta situation et peut te révéler des alternatives plus avantageuses : rupture conventionnelle négociée, résiliation judiciaire, prise d'acte.
Ce qu'il faut retenir
La démission est un droit que personne ne peut t'enlever. Mais bien démissionner, c'est protéger tes intérêts : envoyer une lettre en recommandé, respecter (ou négocier) ton préavis, récupérer tous tes documents et vérifier que la rupture conventionnelle n'est pas une meilleure option.
Questions fréquentes
Peut-on démissionner par email ?
Oui, un email a valeur juridique. Mais il est fortement recommandé de doubler avec une lettre recommandée ou une remise en main propre pour sécuriser la preuve de la date.
Ai-je droit au chômage si je démissionne ?
En principe non, sauf cas de démission légitime (violences conjugales, suivi de conjoint, non-paiement de salaire, etc.) ou après 4 mois de chômage non indemnisé. La rupture conventionnelle est souvent préférable.
Mon employeur peut-il refuser ma démission ?
Non. La démission est un acte unilatéral du salarié. L'employeur ne peut ni la refuser, ni la reporter. En revanche, il peut exiger le respect du préavis.
Que se passe-t-il si je ne fais pas mon préavis ?
L'employeur peut te réclamer une indemnité compensatrice égale au salaire correspondant à la durée du préavis non effectué. En pratique, les poursuites sont rares, mais le risque existe.
Peut-on démissionner en CDD ?
En principe non, sauf accord entre les parties, faute grave de l'employeur, ou justification d'une embauche en CDI ailleurs. En dehors de ces cas, la rupture anticipée d'un CDD peut donner lieu à des dommages et intérêts.
Faut-il indiquer le motif de sa démission dans la lettre ?
Non. Tu n'as aucune obligation de motiver ta démission. Il est même souvent préférable de ne pas le faire pour ne pas créer de complications.
Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour une analyse adaptée à ta situation, nous te recommandons de consulter un avocat spécialisé en droit du travail.
Dernière mise à jour : Février 2026 — Sources : Code du travail (L.1231-1, L.1237-1, L.1225-34), Service-public.fr, conventions collectives.
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